Comment avez-vous vécu ce match fou à Gerland ?
On a fait deux erreurs et on a pris deux buts sur la première période. On les gomme avec de l'énergie et de l'envie mais on sentait qu'il y avait des possibilités sur ce match. C'est pourquoi on est revenus en seconde période avec d'autres intentions. On a maîtrisé la plupart de la seconde période. En 35 minutes, on fait le break. Jusqu'à ce moment-là, malgré deux erreurs en première période, on avait plutôt contrôlé et profité de nos actions offensives. Ensuite, même si on peut parler de folie, trois buts en si peu de temps, ça fait beaucoup. Le troisième leur a fait du bien mais on aurait dû fermer la boutique. Cela ne doit jamais arriver.
Que retenez-vous ? Le positif, avoir marqué cinq buts à Lyon ? Ou le négatif, avoir pris trois buts en dix minutes ?
Il y a beaucoup de constats à faire. Nous sommes les premiers déçus car nous aurions dû gagner ce match. Les cinq buts marqués déterminent notre potentiel offensif notamment vu le nombre d'occasions. On en a eu sept pour cinq buts. Mais prendre cinq buts, ce n'est pas normal. Sur les cinq buts, à part le penalty, il y a quatre cadeaux de notre part. On a du mal à avoir un équilibre défensif et offensif. On l'a parfois mais il faut encore travailler.
A quel niveau l'équipe a pêché dans les dix dernières minutes ?
Tout le monde a un rôle à tenir. Les buts partent du milieu de terrain, c'est ça qui est étonnant. Quand on marque un but, ce sont les cinq minutes qui suivent qui sont importantes, il s'y passe toujours quelque chose. A 3-2, on se l'est dit, on tient, on marque même un quatrième but. Là, on se le dit à nouveau et malgré tout deux minutes après on prend le but de Lisandro alors que c'est là qu'il ne faut rien négliger, être le plus attentif possible, voire même être vicieux avec des fautes intelligentes. On savait que la réaction lyonnaise allait être oppressante. Il ne fallait pas faire d'erreur dans ces moments-là.
Que se passe-t-il sur le but de Sydney Govou ?
Sydney arrive sur la droite, tout notre côté gauche est éliminé, Mamadou Niang et Gabriel Heinze. On a un recul franc à faire, ce que l'on fait. Il arrive lancé, donc nous sommes contraints de reculer. Ensuite, c'est un problème de communication. Il ne fallait pas laisser de place à Govou pour frapper. Lisandro fait une très bonne fausse piste mais il ne faut pas laisser le chemin des buts libre devant le porteur du ballon.
A 5-4 contre Lyon, pensiez-vous à la défaite ?
Tout est allé très vite, on a eu l'opportunité de marquer sur un coup de pied arrêté. On n'a rien lâché, il y a eu plusieurs touches de balle et on voulait tous marquer ce but qui était important car perdre 5-4 nous aurait fait du mal.
Ce retour dans les dernières minutes peut être pris comme une nouvelle étape mentale franchie par le groupe ?
Je pense car on sera sans doute menés dans d'autres matches, comme en première période contre Lyon et on a su réagir deux fois. Ce serait mieux de ne pas commettre les erreurs avant. Il y a beaucoup de choses à tirer de ce match-là.
Pourtant, la défense est la base de l'équipe...
Sur ces 90 minutes, on aura tout vu même de l'autre côté. Ils ont pris cinq alors que c'est Lyon. Il faut faire attention aux constats que l'on fait. Ce match n'est pas un résumé du potentiel de l'équipe ou de notre saison. Sur des moments, oui, le potentiel positif était présent mais on voit que l'on a des carences. Je suis optimiste et le visage global de ce match doit nous donner un élan pour la suite. On a prouvé que l'on pouvait mener 4-2 à Lyon. Nous devons avoir ce même dynamisme, cette même volonté et cette même abnégation pendant 90 minutes.